Une école de commerce bannit les locks aux USA

Publié par La Manouchka sur 23 Octobre 2012, 11:25am

Catégories : #Dreadlocks

Hello mes People,

 

Sachez que si vous comptez faire un MBA à la Hampton University Business School, ce sera sans locks et sans tresses pour vous Messieurs.

En effet, selon le doyen Sid Credle, ce type de coiffure n'est pas courante dans le monde du travail et la bannir augmenterait les chances des élèves d'accéder aux plus hautes sphères du monde professionnel.

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Voici une nouvelle qui fait écho à mon article paru il y a 2 ans intitulé "Les locks, ça ne fait pas professionnel". Apparemment les mentalités n'ont guère changé... et si on refuse d'instaurer de nouveaux standards, elles ne changeront jamais...

Attention, loin de moi l'idée d'attaquer les entreprises dont le dresscode comprend un descriptif précis des coiffures autorisées ou non (je pense notamment à l'affaire Air France : à mon sens, c'est comme à l'armée, quand on y entre, on sait qu'on renonce à son propre style capillaire pour se conformer à la norme de l'entreprise).

Non, là, je pense plutôt à la définition globale de ce qui est ou non acceptable professionnellement parlant.

D'ailleurs, la vraie question n'est-elle pas : doit-on cacher sa personnalité dans le monde professionnel ou devons-nous êtres tous pareils ?

La parole est à vous !

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pukali 24/10/2012 14:05

Tout d'abord, on ne peut pas gommer toutes les différences. Les estomper, pourquoi pas, mais dans quel but ? Comme d'habitude, c'est à voir au cas par cas.
(m'enfin, si le conformisme touche le domaine du commerce, il y a danger à ce que cette règle s'étale à tous sur le long terme, donc dans ce cas-là je trouve ça débile)

Après, personnellement & capillairement parlant, j'ai toujours voulu me différencier (coupe très courte quand tous le monde était au mi-long, cheveux au naturel quand ma génération voulait se
les teindre ... je crois bien que si tout le monde avait les cheveux longs aujourd'hui, je ferais exprès de me les recouper) et je ne supporterai pas qu'on ose me demander pour un travail de
toucher mes cheveux, partie intégrante de mon corps.

Enfin, en voyant cette très belle photo que tu as posté, je me mets à la place du mec qui a laissé poussé ses cheveux si longtemps, qui les a aussi bien entretenu et qui a trouvé un équilibre en
vivant ainsi avec ces cheveux sur la tête : je crois que je préfèrerai trouver un autre travail.

La diminution des différences peut augmenter l'intolérance.

La Manouchka 28/11/2012 12:28



Très bonne conclusion. En tout cas dans le monde en général je crois dur comme fer qu'il faut lutter contre le conformisme !



scorpio 24/10/2012 01:26

Hello la manouchka,
je pense que dans le monde professionnel, on doit laisser une partie de soi de côté, une fois le contrat signé.
Jusqu'à quel point ? ça dépends de chacun.
Les limites doivent donc être en adéquation avec le ou les postes visés. J'ai travaillé dans la vente et mon piercing est devenu un problème. Il y a ce qu'une chaine veut véhiculer et ce que chaque
chef laisse passer ! Je n'ai pas oté mon piercing, parce que l'explication était liée à la clientèle. Je me demande, si une autre explication aurait eu raison de cet accessoire ... Bref, j'ai
répondu que chaque client avait un avis différent sur l'image du vendeur idéal et que pour être le moins choquant possible, je finirai par me couper et défriser les cheveux et m'éclaircir la
peau.
Les personnes, que l'on veut absolument dans une entreprise, ne sont pas inquiétés.
Ex : Laetitia Casta avec quelques tatouages et les photos seront retouchées ou laissées telles quelles.

Un avocat blanc avec des locks, j'en ai vu un au JT.

Si personne ne tente ou n'impose pas certaines choses, il n'y aura jamais d'ouverture d'esprit dans l'entreprise et la société, en général.
Faut pas oublier qu'on passe une grande partie de sa vie au travail, quand même !
Perdre sa personnalité pour un cdd ou de l'intérim : peut-être ... mais pas pour un cdi.
Quelques soit les contrats, j'ai arboré mon afro ou mes vanilles ( critères rédhibitoires pour un recruteur ) sans souci et avec fierté.
Par contre, venir avec en jogging/basket ... impossible :)

La Manouchka 28/11/2012 12:27



Très intéressant témoignage, je comprends tes arguments et je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis : le piercing je l'ai ôté quand on m'a demandé d'être
policée dans un secteur très guindé, un peu old school. Maintenant je sais qu'aujourd'hui j'éviterai un maximum ce genre d'emploi car ce n'est qu'un piercing mais je ne suis plus
étudiante.


Travailler des années sans être moi, non merci ! Chacun voit ses limites n'est-ce pas ? :o)



Lou 24/10/2012 00:20

Heureusement toutes les entreprises ne sont pas comme ça! Chez Wella j'ai vu la photo d'un manager au siege international : un italien qui portait des dreadlocks!

La Manouchka 28/11/2012 12:19



En même temps Wella est une entreprise dans un secteur particulier où la personnalité de chacun est importante pour stimuler la créativité de groupe et donc
permettre à l'entreprise d'être toujours à la pointe de la tendance. 



nalou 23/10/2012 13:32

hello !
aouch vaste question ;)
les entreprises dans lesquelles j'ai travaillé et qui avaient une forme de code vestimentaire avaient comme "justification" de ce code qu'il nous fallait être "consensuel" vis à vis des clients et
fournisseurs de la société... c'était aussi un mélange assez complexe avec l'image que la société voulait donner et que nous devions représenter... et dès que l'on touche à ça, on touche à des
notions un peu délicates (ségrégation raciale ségrégation d'apparence - poids, tatouages... )

la peur de ce que pourrait penser le client (alors qu'objectivement on ne le sait pas) nous pousserait à nous montrer le plus "lisse" possible ?

merci pour cet article :)

La Manouchka 28/11/2012 12:17



Merci pour ta réponse. En effet, parfois on suppute plus qu'on ne devrait. 



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