Comment je végétalise mon alimentation

Publié par LaManouchka sur 30 Mars 2016, 13:35pm

Catégories : #** Inna Di Body **, #ilovemybody, #UpgradeMe

Hello mes People,

Dans la rubrique *Inna Di Body* du blog j'ai toujours parlé d'alimentation avec notamment des idées recettes pour booster la santé de nos cheveux mais ce que vous ne savez peut-être pas c'est que depuis bientôt 5 ans je ne consomme pas de viande.

A la base c'est par goût : je n'aime pas spécialement manipuler la viande crue, la visite à la boucherie me donne envie de vomir et en plus je suis phobique de la viande mal cuite, et donc forcément une spécialiste du steak semelle et du poulet qui se détache de l'os - au grand désespoir de mon Ourson Grincheux ! Du coup, j'ai décidé d'arrêter les frais. En même temps ça faisait déjà des années que régulièrement je glissais aussi discrètement que possible dans son assiette toute chair suspecte à mes yeux hihi.

J'ai donc petit à petit cherché des façons originales de cuisiner les légumes, les légumineuses, céréales, poissons et les fruits de mer - pour ces deux dernières catégories, j'en consomme encore parfois, quand l'odeur ne m'insupporte pas.

Au début je me suis tournée vers les sites liés au végétarisme pour savoir comment mieux consommer car dès que l'on arrête la viande on entend des discours alarmistes sur les carences qui nous attendent à coup sûr donc forcément j'ai un peu paniqué. Ca m'a toujours amusée de voir que les gens qui ont eux-mêmes une alimentation complètement anarchique s'érigent en pro de l'équilibre alimentaire dès que l'on touche à leur steak et à leur bouteille de lait (mais ça c'est une autre histoire).

J'ai donc appris que oui oui, on peut être en très bonne santé sans consommer de viande. On peut même être sportif de haut niveau et végétarien/végétalien comme Surya Bonaly ou Serena Williams si si, car les protéines il n'y en a pas que dans les animaux, non non ! D'ailleurs, comme c'est toujours mieux de vérifier par soi-même, j'ai fait un bilan de santé complet pour en avoir le cœur net et tout va bien, merci, même pas une petite carence en fer, ce qui pourtant est courant chez les femmes. Alors comment ai-je fait me direz-vous ?

Eh bien, je vais vous répondre de façon pragmatique comme je le fais aux personnes qui me posent la question pour végétaliser leur alimentation : j'ai juste arrêté la viande sans essayer de la remplacer. Oui je sais c'est facile pour moi car je n'ai pas de goût particulier pour ça du coup je n'ai jamais recherché des substituts de viande, ni en texture, ni en visuel. Mais en fait il suffit d'ouvrir son champ des possibilités pour savoir quoi mettre dans son assiette et je vais vous donner quelques astuces pour cela.

Premièrement, ça commence par ne plus diviser son assiette en plat + accompagnement car cette façon de voir nous maintient dans un état de manque lorsqu'il n'y a que ce fameux "accompagnement" dedans. D'ailleurs, avec le temps, et l'influence de la nourriture asiatique, on a commencé à la maison par ne plus vouloir réduire notre repas à une assiette mais à plusieurs petits plats dans lesquels on pioche au gré de nos envies. C'est une façon d'enrichir et de varier son alimentation et en fait c'est courant dans plein de cultures : Ethiopie, Liban, etc. Le principe n'est pas de s'exploser la panse comme si c'était Noël tous les jours, nope, c'est plutôt de varier les saveurs sans obligation pour aucun des convives. Exemple que j'avais proposé lors de plusieurs UpWeekEnd : la soupe party. C'est tout simple, chacune a son bol de soupe qu'elle peut customiser avec ce qui se trouve sur la table. Cela va des croûtons au dés de légumes en passant par de la crème fraîche ou du fromage ou pour celles qui le souhaitaient des morceaux de blancs de poulet. Rien d'extraordinaire mais tout d'un coup le repas devient un jeu et on construit vraiment activement ce que l'on consomme. 

C'est aussi le principe du brunch quand on y pense : un "éclaté" puis reconstitué en un seul repas.

Je conseillerai même d'aller plus loin on disposant sur la table des récipients contenant soit des aliments de différents groupes, soit différentes textures ou cuissons. Pour s'amuser et s'éduquer à la fois, un peu comme un nourisson. 

Evidemment on ne peut pas forcément faire ça à chaque repas mais pour que ça soit économique, ça peut être une bonne façon de recycler les restes. Autre petit truc : une petite soupe parmi ces petits plats c'est toujours une bonne idée pour boire des légumes ;)

Deuxièmement, il faut partir de ce qu'on connaît et changer une petite chose à la fois. C'est quelque chose que j'ai toujours essayé de faire : optimiser avec ce que j'ai déjà, faire du neuf avec du vieux. Je tiens sûrement ça de ma grand-mère qui peut vous faire un repas de fête avec des restes ahahah. Sauf que là, c'est devenu une nécessité pour ne pas lasser le carnivore qui partage ma vie. Un vrai challenge avec ces réussites et quelques défaites aussi j'avoue...

J'ai commencé par les lasagnes de toutes les sortes, avec ou sans pâte à lasagne, les quiches que j'ai testé avec tous les légumes possibles, les plats des Antilles comme les bananes plantain ou les dombrés que j'ai fait dans une sauce épinard/cacahuètes ou en dahl de lentilles au lait de coco à l'indienne, la tartiflette qui a vu ses lardons remplacés par des poivrons, la raclette à ma façon, etc. Bref, j'ai revisité mes classiques et ce même quand parfois je n'avais jamais fait la recette : je google pour avoir la base et puis je customise. On peut mettre des légumes partout !

 

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Troisièmement, et si on arrêtait de se mettre des bâtons dans les roues ? Le plus compliqué comme toujours c'est de ne pas se trouver des excuses pour ne pas faire quelques chose du style "OK mais comment je fais quand je mange au resto ?", "ou chez des amis ?", "ou si je fais du sport", et patati et patata... Dîtes-vous que vous n'êtes obligé à rien, vos seules contraintes vous vous les imposez vous-mêmes. Si en vrai ça vous ennuie de ne pas manger comme tout le monde lors d'un dîner en famille ou que vous aimez trop votre viande à chaque repas : ne changez rien ! Mon but n'est pas de prêcher le végétarisme mais simplement d'informer d'une constatation que j'ai faite : on n'est pas obligé de manger de la viande pour avoir une alimentation équilibrée et être en bonne santé. D'ailleurs c'est même plutôt le contraire mais j'en parle dans le point suivant. 

Pour en revenir aux prétextes que l'on se donne pour ne pas s'intéresser vraiment à la nourriture que l'on ingère, je dirai d'avancer juste un pas après l'autre. Ca ne sert à rien de s'inquiéter. Il y a toujours des alternatives quand on ne veut vraiment pas consommer quelque chose. Au pire, vous pouvez demander des frites au resto ou bien ramener une partie de l'apéro chez des amis. 

Quatrièmement, c'est une histoire bien plus profonde qu'une simple bouchée. Je crois que c'est le plus important changement qui s'opère quand on végétalise son alimentation et c'est ce qui renforce la conviction qu'on fait bonne route. Notre rapport à notre corps évolue car forcément on cherche à comprendre ce qu'il lui faut. Et puis surtout on cherche à comprendre ce que l'on mange et pourquoi. Je n'ai jamais autant regardé de documentaires sur l'alimentation, lu de livres ni même discuté de nourriture que depuis que j'ai décidé de végétaliser mon assiette. Mon rapport à mon corps, cette notion de temple dans lequel je vis et dont je suis responsable, tout cela n'a jamais été aussi vif dans mon esprit que depuis l'arrêt de la viande et mon initiation au yoga. 

Pour des raisons de santé et d'écologie je crois sincèrement qu'à terme nous finirons tous pas arrêter de consommer une grande partie de notre panel d'aliments actuels en Occident. (EDIT : d'ailleurs cela n'a pas forcément un rapport avec les cases végétariens, vegan, flexitarien ou que sais-je encore !Et je ne parle même pas d'arguments spirituels, juste purement physiques : on court à notre perte en l'état actuel de notre industrie agro-alimentaire. Nous sommes complètement malades dans tous les sens du terme : on se goinfre, on gaspille, on répand la mort autour de nous et en nous, on est obligé de faire quelque chose. Voici quelques liens si vous souhaitez vous faire votre propre opinion sur le sujet :

 

Cinquièmement, on apprend à s'ouvrir aux saveurs du monde. Il s'agit de trouver des moyens de se faire plaisir en mangeant, ce qui n'est pas forcément le cas car on est souvent tiraillé entre ce qu'on est censé manger pour notre santé, ce qu'on devrait avoir envie de manger parce qu'on est bombardé de publicité toute la journée. 

L'idée est donc de réintroduire de la spontanéïté et de la curiosité dans l'assiette. Pour cela voici plein de petites astuces qui fonctionnent plutôt bien chez moi :

  • quand on fait les courses, on achète toujours quelques aliments qu'on ne connaît pas (au supermaché Frères Tang notamment), c'est comme ça que j'ai appris à cuisiner les topinambours, les choux rouges, les choux chinois et les fanes de choux-fleurs notamment.
  • toujours à propos des courses : la liste d'essentiels comprends un mélange entre fruits et légumes frais ET surgelés, ainsi que majoritairement des aliments non transformés pour me forcer à cuisiner et savoir ce que je mets dans mon asiette
  • quand on voyage, on mange les plats locaux - la base quoi !
  • au resto ou quand on se fait livrer, on teste quasiment toujours des plats que l'on ne connaît pas pour développer notre palais : cuisine péruvienne, burgers vegan, 
  • quand je vais faire une recette, je cherche toujours dans Google Images le visuel qui me plaît le plus avant de m'en inspirer, mieux : je vérifie si la recette n'existe pas en vidéo car je mange d'abord avec les yeux :)
  • j'ai appris à varier les condiments. Fini le classique ketchup/moutarde de ma période étudiante. Maintenant je cuisine aux épices, aux herbes, aux huiles végétales de coco ou d'olive et dans mon frigo on trouve du Nuoc Mam, de la sauce créoline, de tamarin ou encore des pâtes de curry de toutes les couleurs. C'est un peu comme de passer d'un stylo 4 couleurs à un boîte de 24 crayons de couleurs en fait. Mes papilles sont en perpétuelles exploration.
  • et puis surtout j'ai tout plein de livres de recettes ou des programmes alimentaires pour l'inspiration, sans compter Instagram et Pinterest, d'excellents outils pour stimuler l'imagination.

​C'est qui est beau avec le temps, c'est qu'on devient de plus en plus créatif et surtout plus à l'écoute de son corps. On commence à manger moins, à avoir moins envie d'aliments lourds et gras et plus de jolies choses légères et digestes. En tout cas c'est mon expérience et petit à petit c'est ce qui se passe avec l'Ourson Grincheux aussi : il est très demandeur de plus de santé dans notre assiette et est d'ailleurs à l'origine de petîts dîners surprenants de fraîcheur (qui d'autre a un chéri qui n'aime pas trop cuisiner mais qui excelle à ça dans la pièce ?).

Bref tout ça pour dire que l'alimentation c'est un mélange d'éducation et d'instinct. J'espère avoir réussi à vous expliquer un peu ma démarche avec ce long billet. Je n'ai pas tout mis comme certains de mes livres de recettes préférées ou quelques exemples de mes délires culinaires pour ne pas abuser de votre temps, ça sera probablement pour un autre post.

Et vous, vous en êtes où par rapport à votre alimentation ? 

Est-ce que vous faîtes attention à vos apport en légumes ou pas du tout ?

La table c'est tellement important dans la vie de l'humanité, je suis curieuse de savoir comment ça se passe pour vous.

+deLove,

LM

Comment je végétalise mon alimentation
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LinC 08/04/2016 12:27

Je dois avouer que j'ai déjà eu certaines des réactions que tu décris: arrêter de consommer de la viande et des produits laitiers peut engendrer des carences et, si on décide d'en consommer moins, il faut une alternative pour compenser.
Maintenant, je ne pense plus exactement pareil. Je ne suis pas végétarienne mais j'ai décidé de manger moins de viande et consommer moins de produits laitiers (pour des raisons de santé et d’éthique). J'ai également pu constater que je n'ai pas plus de carences qu'avant et qu'au contraire, mon cholestérol a baissé de façon significative.
Je ne pense pas devenir "végétarienne" végétarienne car j'aime le goût de la viande, mais en consommer moins me permets en effet d'explorer d'autres saveurs et m'oblige à plus cuisiner - même si j'aime pas trop ça lol

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